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Université de Conakry: Un nouveau décor?
Après plusieurs années, l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry change enfin de décor. Cette institution avait longtemps duré dans son ancien habit. La dernière rénovation date de 2003, à l’époque du professeur Nanamoudou Magassouba. Aujourd’hui, Gamal de nouveau se maintient peu à peu. Bâtiments peints, canaux de canalisation trouvés, déconcentration d’étudiants. Voilà en quelque peu, l’image de la première institution d’enseignement supérieur de notre pays. Les étudiants se plaisent désormais dans leur cour et sur leurs gazons pendant les pauses. La construction de nouveaux guichets de paie et l’ouverture de la salle de fête avec une capacité d’accueil de 700 places illustrent ce décor. Malgré ces résultats, beaucoup restent encore à faire pour satisfaire les jeunes pousses. Manque de profs, de salles adéquates, pécules au bas de l’échelle. Un étudiant, interrogé sur sa condition d’existence, nous confie : « si on embellit notre université, ç’est vraiment bien. Mais, il serait encore mieux de penser à améliorer nos pécules qui ne valent rien avec l’inflation galopante. Ce projet de rénovation, entamé cette année, trouverait tout son éclat s’il touchait l’intégralité de l’Université Gamal Abdel Nasser. Pour le moment, seul le bâtiment principal se trouve concerner par cette rénovation en cours. L’ancienne faculté des lettres et sciences humaines doit elle aussi connaître une retouche.
Diarra Amadou
Hadj 2006: Faible mobilisation des pèlerins
Contrairement aux pèlerinages précédents, le hadji de cette année brille par son manque d'affluence. Et pour cause, les frais de transport sont jugés très hauts par rapport au niveau de vie du Guinéen moyen. Sur les 7500 places, accordées cette année à la Guinée, il y a de nos jours moins de 4500 inscrits. En tout cas, si l'on s'en tient aux dires d'un responsable du ministère de la Ligue islamique. Le billet d'avion coûte désormais les yeux de la tête. Pour accomplir le cinquième pilier de l'Islam, le candidat au hadj 2006 est tenu de débourser 11 millions de francs guinéens. Soit le double des frais de l'an dernier. Pour les agences privées, le candidat donnera la bagatelle de 11 millions 200 mille francs guinéens. Pour Madame Camara, ménagère de son état, la raison de cette morosité est très claire : " Les frais de transport sont élevés. Alors que le pouvoir d'achat du guinéen ne fait que dégringoler. Aujourd'hui, le Guinéen est plutôt préoccupé à avoir le manger que d'aller à la Mecque. D'ailleurs, comme le recommande la religion, il faut être bien ''assis'' à la maison avant d'accomplir le cinquième pilier de l'Islam". Sur toutes les lèvres, on s'interroge sur l'avenir du hadji en Guinée. Car la monnaie nationale est désormais sur une pente glissante, soutenue par une inflation galopante. Sur le marché noir, 100 dollars se négocient à plus de 440 mille francs guinéens. Pour beaucoup, plus de 80 pour cent des pèlerins inscrits cette année ont leurs fils ou parents à l'étranger. Déjà, on murmure dans de nombreux milieux que la Guinée, pour combler le vide, compte sur les pèlerins en provenance de la Guinée-Bissau.
A noter que la fin des inscriptions, annoncée par le ministre de la Ligue islamique, El hadj Abdoul Karim Dioubaté, pour ce mercredi 30 novembre est reportée jusqu’au 10 décembre prochain. Et le premier convoi, si les données restent inchangées, quittera le sol guinéen le 13 décembre prochain.
Mamadou C. Savané
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