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Etudier à l’étranger : Ce que les étudiants ignorent

Le mirage de l’Occident a eu un effet tellement grand sur les jeunes africains que la plupart  d’entre eux ont fini par croire qu’on ne s’instruit mieux qu’en étudiant dans les universités occidentales comme la Sorbonne, l’Université Laval? L’université de  Cambridge et, que savons-nous encore ? Montréal ou Harvard

Ces jeunes oublient que la science est universelle. Elle n’est l’apanage d’aucun peuple, d’aucune société. On peut apprendre à n’importe quel endroit de la planète. L’instruction n’a qu’un seul et unique secret : la lecture. La lecture, on ne se lassera jamais de le rappeler, est la clé de la connaissance, des arts et des agréments de toutes sortes. D’aucuns auront peut-être un blacklash( réaction) à ce niveau en rétorquant qu’en Guinée  par exemple il y a très peu et même trop peu de documents pour une lecture riche et fructueuse. A ceux-ci, nous répondons que nous n’en disconvenons pas, mais eux qui tiennent ces propos ne peuvent pas nous dire  qu’ils ont épuisé tous les ouvrages  dans les bibliothèques de la place. Nous connaissons  que  grâce aux différentes enquêtes réalisées sur la lecture publique en Guinée, il y a une désaffection dangereuse pour la lecture. Question donc, Comment pouvons–nous nous instruire  lorsque toutes nos bibliothèques,  mêmes universitaires, sont  toujours désertes. Nous n’avons nullement l’intention de décourager ceux qui s’évertuent  à aller étudier à l’étranger.  Ce qui tout de même sûr, c’est que les grandes universités offrent l’avantage de regrouper des étudiants de différents horizons qui se côtoient pour partager leurs connaissances, leurs coutumes et moeurs. Cependant, nous voulons faire savoir  à nos frères étudiants qu’il est nécessaire de cesser d’être dans l’espace sans aucun point d’équilibre. En s’enfermant dans des illusions, on risque de perdre à la fois ce qu’on fait maintenant et ce qu’on voudrait faire après. Par ailleurs, est-il important de rappeler  à nos frères que c’est chez nous que les profs  s’offrent le plus  pour satisfaire les étudiants. En Occident, la réalité se présente autrement. La qualification d’un étudiant ne dépend pas  de l’université qu’il a fréquentée mais plutôt de sa volonté de réussir. C’est pourquoi,  nous appelons au travail constructif, les futurs cadres que nous sommes. Un proverbe de chez nous ne dit-il pas : «  il faut frapper le serpent qui veut vous mordre avec le bâton qu’il a trouvé avec vous ».

Ousmane I Cissé

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